FAUT-IL ALLER VOIR « LA QUÊTE D’ALAIN DUCASSE » AU CINÉMA ?

affiche la quête alain ducasse cinema maison plisson

« LA QUÊTE D’ALAIN DUCASSE » SORT EN SALLE AUJOURD’HUI.

 

Le mercredi, on vous partage notre inspi. Ce jour, zoom donc sur le très bon article de L’Express Styles qui pose la question de savoir s’il faut oui ou non aller voir ce film. L’article original est à retrouver par ici ou juste-là !

Alain Ducasse film Gilles De Maistre Maison Plisson Cinéma maison plissonPar , publié le 

Ce mercredi 11 octobre sort en salles La Quête d’Alain Ducasse.
Dans son nouveau documentaire, Gilles de Maistre suit, deux ans durant, le géant de la gastronomie entre restaurants, producteurs, avions et visites de chantiers.

« On ne rencontre pas beaucoup de gens comme lui. » Gilles de Maistre est un grand nom du documentaire et a réalisé, entre autres, J’ai 12 ans et je fais la guerre (1990), Au pays des Miss (2001), L’Hôpital des enfants (2005), Les Chirurgiens de l’espoir (2007)… Il a réussi le tour de force de convaincre Alain Ducasse, 23 établissements et 18 étoiles Michelin, de se laisser filmer, sur deux ans -mais pas en permanence-, dans son quotidien professionnel. En résulte un long-métrage rythmé, avec pour fil rouge le chantier et l’ouverture du restaurant Ore à Versailles. Une question nous taraude: à qui s’adresse ce documentaire ?

« Je ne voulais pas faire quelque chose de journalistique, plutôt une immersion. Quelque chose de l’ordre du ressenti et non de l’enquête, nous explique Gilles de Maistre. Ce n’est pas totalement lui, mais c’est la vision que j’en ai. » Il faut donc bien aborder ce film comme le point de vue d’un homme sur un autre, et non une enquête journalistique.

« Ce n’est pas un businessman, contrairement à ce que l’on dit »

Gilles de Maistre dévoile sa vision d’Alain Ducasse: « On m’avait dit ‘Il n’est pas dans ses cuisines, il est là pour faire de l’argent, il est cynique ». Or j’ai plutôt trouvé une personne qui peut parler pendant des heures d’une courgette, ou vouloir créer un restaurant sur un bateau. C’est ça qui l’amuse et qui l’intéresse. Il est complètement habité. Ce n’est pas un businessman, contrairement à ce que l’on dit. Et je ne l’ai jamais vu très colérique. Il a beaucoup d’humour sur lui-même. Même ses proches collaborateurs s’amusent de lui. Au fond, mon film est peut-être une contre-enquête, car il n’est pas comme ce que tout le monde croit. »

Le réalisateur suit donc le chef en mouvement perpétuel, et les adeptes du voyage apprécieront: en avion, en bateau pour tester du caviar en Chine, en hélicoptère pour voir un site en Mongolie, en touriste dans les rues et marchés du Japon, dans les chantiers ou le Potager de la reine (Versailles) en France, dans les cuisines de son établissement à Londres, dans son école de cuisine aux Philippines, aux États-Unis, dans le restaurant gratuit de Massimo Bottura à Rio lors des Jeux olympiques, chez un producteur de cacao au Brésil, etc. Jamais Alain Ducasse ne se pose, à une exception: il dort dans l’avion, enroulé dans sa couverture et un masque de nuit sur les yeux.

« Ducasse à Versailles, c’est logique? »

Entre diplomatie de l’assiette -notamment quand il accueille les couples Trump et Macron au Jules Verne-, scènes de dégustations et rappels de l’importance du chef, les images se succèdent. Lors de la visite du restaurant Ore, au château de Versailles, en chantier, le réalisateur tance l’homme: « Ducasse à Versailles, c’est logique? » Ce qui amuse beaucoup ce dernier.

Son parcours, à peine évoqué, a de quoi faire pâlir d’envie tous les cuisiniers. Le chef américain Dan Barber, actuelle star du locavorisme, rappelle à sa brigade l’impact d’Alain Ducasse dans le milieu, notamment lorsque, succédant à Joël Robuchon en 1996 dans le restaurant de l’hôtel du Parc (avenue Raymond-Poincaré, Paris XVIe) et très attendu au tournant, il a décidé de servir pour son premier repas du « porc avec des patates ».

À LIRE >> Dan Barber, chef le plus influent des États-Unis

« Ce qui me fascine le plus chez lui, c’est sa capacité à emmener les gens, et à les faire grandir. Je ne suis pas entré dans le détail du business, car cela ne me touche pas, nous prévient Gilles de Maistre. D’ailleurs, il le gère peu, il délègue beaucoup cette partie-là. Lui se charge de la partie artistique. »

Pour un public large… ou presque

Alors faut-il aller voir le film en salle? Pour Gilles de Maistre, son documentaire s’adresse à « un public large ». Nous ne sommes pas tout à fait d’accord, car pour comprendre tous les sous-entendus, il faut quand même connaître un peu le parcours d’Alain Ducasse. Les rares moments d’intimité en sont d’autant plus symboliques, comme lorsqu’il revient -ce qui est très rare- sur l’accident d’avion dont il fut le seul rescapé, en 1984, ou sur ces instants dans le potager de la Reine, où il évoque son enfance.

Bref, si vous aimez les belles images de voyage, si vous adorez le château de Versailles, si vous ne connaissez le monde culinaire qu’à travers les concours culinaires télévisés, vous pourrez alors en découvrir un peu plus sur cet univers et sur cette incontournable figure du milieu. Si vous êtes un passionné de gastronomie et que vous connaissez déjà l’univers d’Alain Ducasse, vous n’apprendrez rien de plus que ce que vous ne savez déjà.  »

Et sinon, le meilleur moyen de se faire son avis est d’aller voir le dit-film en salle ! À l’affiche dès aujourd’hui…

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